Étiquette : Communiqué

  • Refus d’autorisation de la manifestation de soutien à la Palestine

    En date du 11 septembre 2025, le Conseil Municipal de Sion a refusé de délivrer l'autorisation de manifester en soutien à la Palestine. Cette manifestation se voulait pacifique, calme, organisée avec un tracé défini, un cortège soudé et des prises de paroles. Ce refus reflète une politique générale en Suisse et ailleurs qui décrie la cause palestinienne, allant d'un refus d'autorisation de manifester à une répression violente des manifestant·e·s.

    Vu le contexte humanitaire dramatique en Palestine, vu le génocide en cours sous nos yeux, nous déplorons que la Municipalité de Sion s'inscrive dans la même ligne politique déshumanisante, pour ne pas dire complice, que celle du Conseil fédéral. Rien ne justifie de refuser leurs droits à des manifestant·e·s pacifiques, cherchant à faire entendre leur voix et affirmer leur soutien à la population palestinienne.

    « Quand il s'agit d'assurer la sécurité de toutes autres manifestations politiques, sportives ou culturelles, les Municipalités n'ont aucun mal à s'organiser et engager des frais pour assurer aux manifestant·e·s la possibilité d'exercer leur droit constitutionnel à s'exprimer dans l'espace public », déclare le président du PS Sion Rémy Mottier. « Il s'agit ici d'une décision arbitraire, politique, qui ne s'intéresse ni au cas d'espèce, ni à la situation dans son ensemble. »

    Le Parti socialiste, avec la section de Sion et la Jeunesse socialiste valaisanne, s'est toujours engagé pour le respect du droit international, dans des perspectives anti-impérialistes et anticolonialistes. Nous ne pouvons rester silencieux·e·s face à la passivité du Conseil fédéral et les moyens (policiers comme juridiques) mis en œuvre par des Municipalités pour réprimer des mouvements citoyens, humains et pacifiques. Nous encourageons le Conseil Municipal de Sion à revenir sur sa décision, octroyer une autorisation afin que la manifestation s'organise dans le calme et la sécurité pour tou·te·s.

    Rémy Mottier

    Rémy Mottier

    Président du PS Sion

  • Sion, budget participatif

    Sion, première commune valaisanne à avoir accepté un postulat du groupe PS sur l'introduction d'un budget participatif. Qui sera la prochaine ?

    Le 4 octobre 2022, le Conseil Général de la Ville de Sion acceptait par 39 oui, 9 non et 5 abstentions la possibilité d'introduire un budget participatif à Sion, postulat déposé par le groupe PS. Qu'est-ce qu'un budget participatif et pourquoi avoir déposé ce postulat ? Introduire un budget participatif dans une commune, c'est :

    • permettre aux habitants de la commune de choisir comment utiliser une partie du budget d'investissement communal,
    • participer concrètement à la vie locale en proposant des projets qui seront ensuite soumis au vote de leurs concitoyen·ne·s,
    • renforcer la démocratie directe par la participation de la population,
    • augmenter la transparence dans l'utilisation de l'argent public,
    • créer une nouvelle forme de gouvernance entre le Conseil Municipal et les personnes domiciliées.

    En résumé, c'est donc un projet innovant, fédérateur et démocratique. Un budget participatif se déroule généralement en quatre phases chaque année : l'appel à projets, l'analyse de la faisabilité, la votation de la population sur les projets soumis, et la réalisation des projets lauréats.

    Les modalités d'attribution des fonds sont à définir dans un dispositif bien structuré, tel qu'un règlement ou une directive communale. Pour que le processus de participation soit clair et transparent, il faut aussi y mentionner qui sont les instances décisionnelles, quels critères minimaux doivent être garantis et quelle enveloppe globale du budget communal est allouée.

    À titre de comparaison, la Ville de Fribourg a démarré en 2018 avec cinq projets lauréats pour un montant global de 50'000 CHF qui a été reconduit chaque année. La ville de Paris expérimente depuis 2014 le principe du budget participatif, avec pour objectif l'émergence de projets dans les quartiers et l'accroissement de la participation des jeunes.

    L'intérêt d'une telle démarche est particulièrement fort lorsqu'il n'y a pas de droit d'initiative sur le plan communal. C'est un moyen concret de donner à la population la chance de créer des choses, voire des projets d'envergure. C'est aussi un outil pour améliorer la participation politique, y compris auprès des personnes qui n'ont pas le droit de vote.

    Le postulat déposé par le groupe PS est présenté sur notre site Budget participatif à Sion.

    Johanne Guex

    Johanne Guex

    Conseillère générale, vice-présidente de la Commission de gestion, Sion